Accueil > Moments > Fin d’été à l’Auberge

Fin d’été à l’Auberge

octobre 2020

Si vous suivez ce carnet de routes, vous savez que j’écris peu. Je n’encombre pas les flux RSS, c’est le moins que l’on puisse dire.
Cette fin d’été pourtant, j’ai écrit régulièrement, à l’occasion d’un jeu littéraire.
Je peux vous assurer que celui qui a réussi à me convaincre de participer à cette aventure, a une capacité de persuasion hors norme, car même si j’en avais très envie, je n’osais pas pour toutes sortes de raisons.

Je lisais assidûment, tout ou presque de ce qui était publié à l’auberge avant d’y participer. Je connais les trois personnes qui ont pris l’initiative d’ouvrir, de préparer, de maintenir, de faire tourner, d’encadrer cette Auberge des Blogueurs (un boulot de titan) et je les apprécie, mais je n’avais jamais écrit de fiction et c’était un peu panique à bord.

J’en ai dit, lu, joué, chanté, mais écrit, jamais. Cela me semblait extrêmement difficile, et pas du tout à ma portée. Et puis, j’ai eu besoin de moments « à moi », je n’étais pas en très grande forme à cette période (c’est toujours le cas, mais ce n’est pas le sujet) et je me suis dit que ce serait l’occasion de m’accorder du temps, de m’autoriser une activité solitaire hors boulot, et de rencontrer des gens sympathiques.

Je me suis amusée, beaucoup. Cela a été plus facile que je ne l’avais imaginé, pas d’angoisse de la page blanche, pas de stress, juste du plaisir à tricoter une histoire. Je n’ai pas mis la barre bien haut, et je n’ai pas cherché à faire plus que ce qui me venait naturellement. Qui va piano, va sano.

Je n’écrivais presque jamais avant ça, mais je me racontais beaucoup d’histoires. Des romans entiers se sont perdus dans ma caboche en faisant la vaisselle, du jardinage, de la cuisine, etc., etc.
Ce n’est pas grave du tout, je n’ai jamais prévu d’en faire autre chose que de m’occuper l’esprit, et comme j’ai une mémoire de poisson rouge, j’oublie ces histoires aussi vite qu’elles naissent.

Il est probable que je me sois raconté les mêmes plusieurs fois sans m’en souvenir…

J’avais choisi un personnage le plus éloigné de moi possible (tout en étant de sexe féminin, je ne me sentais pas d’écrire un personnage de l’autre sexe) pour ne pas me raconter, mais bien raconter une histoire fictive.
Bien m’en a pris. Pétronille Delatour, fille de militaire et d’une mère neurasthénique, sportive émérite, un peu rigide, très grande et très musclée, ne me ressemble pas du tout, a priori. Mais j’ai tout de même été bien attrapée de constater, avec un peu de recul, ce qu’il y avait de moi dans ce personnage. Pas tout, loin de là, mais des instants, des réactions, des attitudes, des mots qui sont bien les miens et m’ont littéralement échappé.

Si le cœur vous en dit c’est ici que ça se passe pour avoir la totalité des récits, c’est riche et très varié, il y a des personnages absolument magnifiques, des plumes épatantes, que j’ai dévorées tout l’été, avant et après mes 3 petites semaines de participation.

Toujours est-il que cette expérience plus qu’enrichissante m’a donné le goût de l’écriture.
Et quand j’ai vu passer l’#Inktober j’ai demandé s’il n’y avait pas la même chose à l’écrit. Ça n’a pas traîné, et c’est ici que les #IWAK (Inktober With A Keyboard) se sont retrouvés.

Je les rejoins aujourd’hui avec une publication hebdomadaire, 7 mots, 7 jours, sans prétention, un exercice pour continuer à écrire. Ça commence là.