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Les maux que l’on panse

septembre 2019

[EDIT] [Je ne sais pourquoi je n’ai pas publié ces petites pensées au moment de leur écriture, et même si elles ne sont plus d’actualité, je les pose là, en souvenir pour quand ça reviendra. Après tout je suis chez moi, je fais ce que je veux.]

Je délaisse ce carnet, comme je délaisse mes amis, mon jardin, ma maison aussi.
J’ai envie d’ailleurs, d’un autre corps, un qui ne ferait pas mal, qui irait bien.
Je traîne, je me traîne, je n’arrive plus à me trainer.

J’aimerais être un objet qu’on répare en le recollant, avec un morceau de chatterton ou un bout de ficelle, et qui continu sa vie et se rend encore utile même un peu rapiécé.

Dans le fond, ça ne va pas si mal, pas de drapeau noir en vue, pas de front incliné, juste une sorte de lassitude de la lutte.

Je vais me laisser faire, me laisser examiner, ausculter, prendre mes antalgiques qui ne soignent rien sans broncher, essayer les médecines exotiques pour faire plaisir à ceux et celles qui conseillent et que ça rassure, et puis j’en aurait assez, j’enverrai tout bouler, et je serrerai les dents, comme je sais si bien le faire.

Un corps qui souffre c’est un corps qui vit et qui vous rappelle que ça ne va pas s’arranger, qu’il ne faut pas économiser ni s’économiser, que chaque moment de bonheur est à savourer et que derrière les apparences, il y a aussi les mots que l’on pense.

Écrit en Septembre, publié en Novembre…

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